• Le "billet", on le doit à TELERAMA de cette semaine qui par la voix des jeunes architectes dénonce l'hérésie financière et écologique des programmes de reconstructions en vogue depuis 40 ans et l'échec de 40 ans d'une politique de la ville désastreuse : échec des ZAC, des ZUS, des ZUP et de l'ANRU. Ce n'est pas en spéculant sur le foncier et en favorisant les majors du bâtiment et des travaux publics qu'on règlera la question des quartiers difficiles.

     

    Les architectes se réunissent à Bordeaux, en Norvège ou à Paris pour savoir comment « réparer la ville », pas ici. Ils n'habitent pas non plus dans une cité où le taux d'étrangers est particulièrement élevé, le nombre de logements sociaux très largement au-dessus des moyennes et la misère en net « progrès ». Vu l'audience de Télérama à l'Elsau, on ne risque pas grand chose, on n'est pas près de « penser autrement ».

     


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    « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.»

     

    Le président venait de citer Jaurès.

     Mais il n'a pas eu lui-même le courage qu'il réclame des autres. Les raisons de son refus de soutenir ma candidature au CA sont du domaine «interne», c'est du « linge sale » à ne pas déballer. Il a raison d'ailleurs, les arguments qu'il a développés en CA pour justifier son refus ne sont que des prétextes. La seule raison évoquée c'est qu'on ne peut plus me faire confiance.

     Voici l'intégralité de la déclaration que j'avais préparée et annoncée. Je n'en ai donné qu'une partie à l'AG, sommé que j'étais de faire court.

     

    Je suis d'accord avec vous, Monsieur le Président, et vous avez tout à fait raison quand vous affirmez qu'on ne peut pas me faire confiance. Il pourrait en effet m'arriver, il peut m'arriver et il m'est certainement arrivé de ne pas être de votre avis.. l'inverse est sans doute vrai aussi. Notre collaboration ne repose pas sur la confiance mais d'abord sur le dialogue, mais il n'y a pas de dialogue, comment pourrait-il y avoir la confiance ? Dans une association comme la nôtre les dissensions devraient porter au débat. Il n'y a pas de débat. Non, à l'Arel, elles portent à exclusion.

     

    Bref ! Le président a développé en CA les arguments qui justifient à ses yeux la décision de ne pas soutenir le renouvellement de ma candidature au CA. Je pourrais démontrer que ces arguments ne tiennent pas debout. J'ai essayé de le faire, peine perdue, on ne m'écoute pas, on ne me comprend pas...

     Si le problème est présenté comme un problème d'idées, de méthode, de prises de position, il est surtout devenu un problème de personnes. M. Vidot et moi sommes incompatibles, enfin surtout moi. Je ne partage pas du tout son mode de gouvernance, je n'ai pas la même conception de la communication, nous n'avons pas les mêmes approches des problèmes. M. Vidot ne supporte pas qu'on ne pense pas comme lui et je ne supporte pas qu'on me dise ce que je dois penser.

     

    La conclusion est simple, le maintien de ma candidature au Conseil d'administration serait une aberration. Je n'ai aucune envie de subir encore vexations, insultes, menaces. La raison d'être de l'Arel, telle qu'elle est définie dans les statuts de l'association, est la défense et la sauvegarde des intérêts des résidents ; difficile de rendre compatible cet objectif avec l'ambition de rechercher l'intérêt général. C'est bien là le dilemme.

     Je vais donc me préserver et pratiquer, je l'avoue avec quelque délectation, l'art de la fugue.

     Michel Witasse

     

     La citation de Jaurès se poursuit ainsi :

     « ...c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

     


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     Le président m'a fait part de la décision du comité de s'opposer catégoriquement au renouvellement de mon mandat au sein du Conseil d'administration.

     

    J'exposerai brièvement et clairement ma position lors de l'AG.

    Michel Witasse

     

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  • Courriels du Président aux  députés ancien (Eric Elkouby) et nouveau (Thierry Michels) et réponses:

     

    Sent: Friday, February 09, 2018 3:59 PM To: eric ELKOUBY Subject: Re: Fwd: Police de sécurité du quotidien


    Bonjour M Elkouby, J'ai bien reçu le contenu du texte que vous avez publié sur facebook et je vous en remercie. Je partage sans réserve votre analyse. Cependant, je vous rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, un député du nom d'Eric ELKOUBY, nous annonçait la mise en place imminente d'une ZSP. Nous avions placé dans cette promesse tous nos espoirs d'autant que ce député avait eu l'assurance du Ministre de l'Intérieur pour cette création. Sincèrement nous allons de déception en déception et comme vous l'écrivez, nous sommes semble t-il un quartier abandonné des pouvoirs publics. Bien cordialement D Vidot 

     

     

    Sent: Friday, February 09, 2018 4:09 PM To: Daniel Vidot Subject: Re: Police de sécurité du quotidien

     

     

    Bonjour M. Vidot, 

    Que me suis je battu pour cette ZSP que le pouvoir n’a finalement pas honoré après s’être engagé par écrit. J’ai payé cher cet abandon de la parole gouvernementale donnée et la compensation (renforcement des effectifs) n’est pas suffisante. Certes je constate que mon successeur n’a non seulement rien fait pour attirer l’attention du ministre de l’intérieur sur l’Elsau mais il n’a même pas réagit. C’est le nouveau monde ! Pour ma part, j’ai saisi le Premier Ministre ce matin, je ne sais pas si ça servira à quelque chose mais au moins j’aurai notifié les choses, à mon désormais petit niveau.

     

    Mais je ne lâcherai jamais l’Elsau contrairement à d’autres qui ont promis le grand soir et qui ne parviennent même pas au crépuscule !

     

    Bien cordialement, 

     

    Éric Elkouby 

     

     

     

    La réaction de Eric Elkouby au lancement de la police de sécurité au quotidien se trouve sur sa page Facebook

    en voici une copie :

    Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, vient d’annoncer la liste des quartiers où sera déployée « la police de sécurité du quotidien ». Une nouvelle déception pour l’ouest de Strasbourg puisque c’est le Neuhof et la Meinau qui seront concernés d’ici à 2019. Je m’en réjouis pour ces quartiers. Pourtant, celui de l’Elsau serait davantage indiqué vu les derniers chiffres de la délinquance. On peut légitimement se demander ce que fait le Député de la circonscription ? Il ne dépose pas d’amendements, ni de propositions de lois (cf.Dna du 8 février 2018) visiblement il ne défend pas non plus sa circonscription... je reste persuadé qu’un Député est avant tout le représentant du peuple et donc doit en être son défenseur plutôt que de se présenter comme un élu connecté caché derrière son écran ! Pour ma part, dès ce soir j’interpellerais par courrier le Premier Ministre pour lui faire part des difficultés que rencontrent l’Elsau, quartier qui semble abandonné des pouvoirs publics dans leur ensemble.
    Quelle déception après tant d’efforts déployés pendant toutes ses années pour redonner sa dignité à ce quartier de l’Elsau !

     

     

    Sent: Friday, February 09, 2018 3:43 PM To: thierry.michels@assemblee-nationale.fr Subject: Réaction AREL (Association des Résidents de l'Elsau)


    Monsieur le Député, Nous apprenons aujourd'hui dans les D.N.A, que les quartiers du Neuhof et de la Meinau, déjà classés en ZSP, vont bénéficier d'une mise en oeuvre de la Police de Sécurité au Quotidien, pour laquelle une réunion de concertation avait eu lieu en janvier dernier à la Préfecture. Je suis, comme bien d'autres, sidéré et profondément déçu que le quartier de l'Elsau soit une fois de plus oublié et laissé pour compte, alors que la DDSP avait préconisé, entre autres que notre quartier bénéficie de cette action. Je pensais qu'ayant assisté à notre A.G en novembre dernier, vous aviez pu mesurer nos attentes sur le volet sécuritaire, d'autant que vous vous étiez fortement impliqué dans la concertation à la Préfecture, pour le projet PSQ.  Aussi, nous nous posons la question de savoir quel a été votre rôle sur cette décision, puisque nous sommes en plein dans les attributions du Député de la majorité que vous êtes : défendre sa circonscription ! C'est aussi la question, parmi d'autres que se pose votre prédécesseur, sur son compte facebook, lui qui n'a pas fait mieux en la matière, puisqu'il nous avait promis une ZSP durant son mandat. Ce projet n'a jamais abouti malgré ses amis politiques, voire ses soutiens ministériels. En vous remerciant par avance pour votre réponse qui nous apportera peut-être une explication et un espoir. Bien cordialement D Vidot, Président de l'AREL


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  • Les DNA de ce jour développent le recours en justice de l'AHQG. Tout retard du chantier ne peut être que profitable à l'Elsau. Décision le 30 janvier.

    Le dernier combat

    « Le débat sur le tracé est clos », a voulu croire le maire de Strasbourg Roland Ries lors de la conférence de presse de lancement des travaux pour un tram vers Koenigshoffen. Les faits lui donnent tort, l’Association des habitants du quartier gare introduisant un recours en justice qui pourrait suspendre le chantier.


    « Il n’a pas été aisé de prendre cette décision, ni de la mettre en œuvre. Mais nous l’assumons », démarre la présidente de l’Association des habitants du quartier gare (AHQG). Ce jeudi, cette seule association du collectif contre le projet de tram de l’Eurométropole a déposé un mémoire d’une quarantaine de pages au tribunal administratif. Le dossier est assorti d’un recours en annulation pour excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral du 13 novembre dernier déclarant le projet d’utilité publique. Cette procédure sur le fond est assortie d’une requête en référé suspension à l’encontre du même arrêté préfectoral.

    « Une erreur d’appréciation et des études qui manquent »

    Le document produit par l’AHQG reprend une partie des arguments toujours avancés contre le tracé de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS). « Nous estimons que l’exposé des faits est trompeur puisque le projet n’est pas une extension de la ligne F, plutôt un dévoiement de cette dernière. »

    « Nous estimons qu’il y a une erreur manifeste d’appréciation, par l’EMS, des conséquences de son projet, du fait de l’insuffisance d’études d’impact, notamment sur la circulation, à terme, dans le secteur », poursuit la présidente de l’AHQG.

    En sortie d’autoroute (rue de Koenisghoffen), boulevard de Nancy, au carrefour dudit boulevard avec la rue de Koenigshoffen (place de la Porte-Blanche), l’AHQG craint une congestion permanente du trafic routier, même s’il est diminué, de fait, par les infrastructures pour le tram. « La Porte-Blanche est, en matière de trafic routier, la deuxième entrée la plus fréquentée de Strasbourg. » « Or, l’EMS, dans ses réponses aux questions soulevées par l’enquête publique, élude ce problème et continue de foncer tête baissée vers son idée première. Une idée qui apportera, à notre sens, du bruit, de la pollution et de l’accidentologie. »

    Le collectif contre le projet de l’EMS l’a relevé plusieurs fois : La non-connexion de ce tram de Koenigshoffen à la station de la gare est en contradiction avec plusieurs documents cadres : le plan local d’urbanisme, le schéma des transports 2025, notamment.

    Des documents cadres « contredits »

    Par ailleurs, le mémoire de l’AHQG pointe également une incompatibilité avec le schéma régional de cohérence écologique, le projet de parking relais en sortie d’autoroute réduisant la fonctionnalité du corridor écologique C 104… Enfin, « à notre connaissance, il n’y a pas d’accord de l’architecte des Bâtiments de France pour la création du même parking relais dans le périmètre de protection des anciennes fortifications de Strasbourg », termine Anne-Marie Victor.

    Si la matière est dense, les plaignants se réduisent à une seule association du collectif. Koenigshoffen-Demain, a-t-on cru comprendre, ne souhaitait pas priver les habitants du quartier de l’arrivée d’un tram très attendu, même si le tracé s’avère un peu décevant. L’Association des résidents de l’Elsau s’est déjà fait « retoquer » par l’EMS comme n’étant pas située dans le périmètre du projet, bien que la baisse de fréquence des trams dans le quartier de l’Elsau en découle directement. « L’AREL nous soutient néanmoins totalement dans cette démarche et nous a fait parvenir un message en ce sens », souligne Anne-Marie Victor.

    Un autre soutien, inattendu, celui-ci, vient de l’initiative privée d’un propriétaire de bien immobilier boulevard de Nancy, qui demande également la suspension du chantier en référé. Il s’agirait d’un avocat.

    Quoi qu’il en soit, les deux affaires ont été jointes pour l’audience du 30 janvier au tribunal administratif.


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